Tshisekedi sur la question du cumul des fonctions : « Le salut du peuple c’est la loi suprême »

 

Le Chef de l’État Félix Tshisekedi vient de balayer d’un revers de la main la polémique autour du cumul des fonctions après avoir demandé à tout le gouvernement réputé « démissionnaire » d’expédier les affaires courantes, pendant que parmi les membres, certains ont été élus députés.

Au cours d’un briefing de presse spécial ce jeudi soir, le Président de la République, qui dit n’avoir pas voilé la Constitution, précise que le pays fait face à une situation particulière. Félix Tshisekedi soulinge, par ailleurs, qu’aucun membre du Gouvernement ne devra toucher deux (2) salaires.

« Je n’ai pas l’impression d’avoir violé la Constitution. Je suis guidé par un seul idéal. Pour moi, le salut du peuple c’est la loi suprême. Je crois que je suis le mieux placé pour observer et comprendre où est le salut du peuple. En ce moment, le pays fait face à une situation particulière et il n’y a pas que la situation sécuritaire (…) », a-t-il déclaré.


Et de poursuivre : « Je tiens à préciser ici qu’il ne sera pas question de toucher deux émoluments, c’est hors de question ».

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Par ailleurs, le Garant de la Nation congolaise dit avoir consulté des juristes avant de prendre cette mesure qui répond aussi à une disposition constitutionnelle.

« J’ai demandé conseil aux juristes, on m’a dit qu’il y a aussi l’article 110 de la Constitution qui stipule que lorsque le Premier Ministre dépose son gouvernement, il expédie les affaires courantes immédiatement après », a-t-il ajouté, avant de s’interroger : « Vous voulez qu’en ce moment parce qu’il y a eu un règlement à l’Assemblée nationale, que je ne critique pas et que je ne condamne pas, qui exige aux Ministres de se déterminer dans les huit (8) jours. Vous voulez que nous mettions le pays en difficulté, dans une situation de fragilité par rapport à la situation sécuritaire et financière ? ».

Il faut dire que les ministres qui restent au gouvernement, se font remplacer à l’Assemblée nationale par leurs suppléants pendant ce temps jusqu’au moment où il y aura un nouveau gouvernement. Après la formation du nouveau gouvernement, ceux qui sont retenus demeurent dans leurs missions et les autres retournent à l’Assemblée et ce sera à cette dernière de régler le problème avec les suppléants.

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Cink Inkonge

 

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