Beni – Gréve des vendeurs de carburant : Un litre passe de 3.500 à 5.000 FC (Reportage)

 

Les vendeurs de carburant de la ville de Beni (Nord-Kivu) sont en colère. La décision de la justice qui les menace d’arrestation pour avoir « réduit la quantité du carburant » lors de la vente, leur a mis dans tous leurs états. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont décidé de sécher leurs activités jusqu’à nouvel ordre à dater de ce lundi 26 février 2024.

Stations séchées, seuls quelques revendeurs des produits pétroliers dits « Kadhafi » devraient fonctionner pour soulager tant soit peu la ville. Juste à ce premier jour, la population, les chauffeurs et taximans ont vécu l’enfer de leurs propres yeux.

Alors qu’il se négociait à 3.500, un litre d’essence est subitement passé à 4.500 voire 5.000 FC la journée de ce lundi. Par conséquent, le prix d’une course de ville a automatiquement grimpé. Au lieu de 1000 ou 1500 FC, les beniciens ont été contraints de payer entre 2.000 et 2.500 FC ou 3.000 FC pour un long trajet.

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Cette situation inquiète au plus haut niveau la société civile, ville de Beni. Maître Pépin Kavotha, son président, estime que le mandat d’arrêt lancé à ces opérateurs économiques par l’appareil judiciaire a un motif non jusqu’à présent clarifié.

‹‹ Le prix commence déjà à galoper sur le marché. Ces opérateurs sont inquiétés par le parquet, ils sont en train d’être interpelés inutilement, ça les met en mal pour faire le travail ››, reconnaît maître Pépin Kavotha.

Jusque-là, les autorités ne se sont pas encore prononcées sur cette question, alors que les inquiétudes montent dans le chef de la population.

JC Mbafumoja, à Beni

 

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