La situation de protection des populations se détériorent du jour au lendemain en Ituri. Depuis le début de l’année, la province connaît une série d’attaques des groupes armés non-étatiques contre les populations civiles. Les zones de santé de Drodro, Fataki, Mongwalu (territoire de Djugu), Komanda et Boga (territoire Irumu), Lolwa et Mandima (territoire de Mambasa) ont été les plus affectées au cours de la première quinzaine d’avril.
Selon des sources locales recoupées par la coordination des affaires humanitaires en RDC (OCHA), au moins 101 personnes ont été tuées depuis début avril, dont 33 la nuit du 6 au 7 avril à Galayi et Andisa, dans le territoire de Djugu.
La détérioration de la situation de protection des civils, sur fond de violences armées et de tensions intercommunautaires, crée de nouveaux besoins humanitaires en Ituri, une province déjà à bout de souffle car confrontée à d’énormes défis multisectoriels et des ressources financières limitées.
À ce jour, l’Ituri abrite près de 1,8 million de personnes déplacées à la suite des violences armées et tensions intercommunautaires depuis plus de deux (2) ans. OCHA maintient le plaidoyer auprès des autorités provinciales pour le renforcement des mécanismes de protection des civils.
Moïse Ulang’u, à Bunia





