Faisant le gros dos face aux convocations de la Cour des Comptes, Jules Alingete, inspecteur Général des finances vient d’être rappelé à l’ordre par le parquet général de cette institution chargée de contrôle financier. Il se croyait intouchable se permettant, de hausser les épaules alors que nul n’est au dessus de la loi, peu importe son rang.
Dans une correspondance réplique à celle de Jules Alingete, le procureur général près la cour des comptes rappelle à ce fonctionnaire de l’Etat qu’il est bel et bien justiciable de cette juridiction comme le sont les autres mandataires publics gestionnaires des biens appartenant à l’État en application de l’article 32 alinéa 1er point 4 de la loi organique régissant la cour des comptes qui énonce : » sont justiciables devant la cour des comptes pour faute de gestion en matière de discipline budgétaire et financière, tout responsable, agent des entreprises publiques, établissements ou organismes publics.
Jules Alingete ne saurait se soustraire de cette obligation légale étant donné que trois autres dénonciations contre lui trainent sur la table du procureur qui l’accuse de mauvaise interprétation des textes légaux. Ce magistrat fait noter qu’en sa qualité de Ministère public , conformément à la procédure en la matière , il ne lui est pas interdit de rechercher les infractions aux actes législatifs et réglementaires commises sur le territoire de la République. Il reçoit les plaintes et dénonciations , accomplit tous les actes d’instruction et saisit les cours et tribunaux.
À lire à fond la lettre du Procureur général près la cour des comptes qui réitère par la même circonstance ses invitations, il y a lieu de conclure que l’étau se resserre désormais sur l’IGF Alingete. Il lui sera à cet effet difficile d’échapper des griffes de cette institution de contrôle financier.
Mupechi Pech André





