La réglementation de transport des personnes et leurs biens, piétine sur le lac Albert. Au-delà du prix élevé proposé par les détenteurs des barques et hors-bords, le tonnage n’est pas également respecté, ce qui met en risque les passagers.
Le député provincial Moïse Wathum Uzunga qui s’en inquiète, craint d’éventuels cas de naufrages comme c’était le cas sur le lac Kivu le jeudi 3 octobre ayant fait plus de soixante-dix (70) morts. Dans une interview accordée à ACTU7.CD ce mercredi, il regrette aussi que les passagers voyagent sans gilets de sauvetage, mais aussi des embarcations qui quittent des coins occupés par des miliciens et qui ne sont pas contrôlés par l’état.
« Il faut que le service de l’État puisse règlementer sur le tonnage comme recommandé par la loi. La protection de la population revient à l’État, car parfois il y a des tempêtes sur le lac. On a peur qu’on arrive à vivre la même chose comme celle du Nord-Kivu », a dit cet élu de Djugu dans des propos recueillis par le média non-aligné.
Il s’indigne aussi de la destruction des lieux d’accostage des embarcations à la suite de la montée des eaux du lac Albert depuis quelques mois. Pendant ce temps, le gouvernement congolais devrait mettre à la disposition de la population, des moyens de déplacement (des bateaux publics) afin de faciliter le transport des déplacés ayant quitté leurs villages à cause de la montée des eaux lac Albert, « car les particuliers taxent trop cher », a-t-il plaidé.
Le lac Albert sert de passage de la RDC vers l’Ouganda et cela facilite des échanges commerciaux entre les deux (2) pays, notamment via les prétendus ports de Kasenyi et Tchomia, respectivement dans les territoires d’Irumu et de Djugu.
Moïse Ulang’u, à Bunia





