Suite à la libération du secteur minier en République Démocratique du Congo, plusieurs étrangers circulent dans les carrés et autres sites miniers disséminés à travers le pays. Une situation qui préoccupe au plus haut point le Président Félix Tshisekedi qui, au cours de la réunion du Conseil des Ministres, a rappelé l’impérieuse urgence de réglementer les mouvements des étrangers dans ces sites.
Le compte-rendu du dernier conseil des ministres renseigne que le Président de la République reconnaît que les étrangers ont bel et bien le droit de circuler dans les sites miniers en vertu de la libéralisation du secteur minier. Toutefois, trop d’abus ont été recensés. C’est notamment la présence d’étrangers sans titre de séjour s’adonnant à une exploitation illégale.
« (…) Pour ainsi mettre fin aux abus des avantages découlant de cette libéralisation, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, le Ministre des Mines et tous les autres services étatiques dont la Direction Générale de Migration ont été chargés de mettre en place un dispositif de contrôle et de surveillance mieux élaboré et rigoureux pour empêcher l’accès dans les sites miniers, des étrangers ne justifiant pas d’un titre de séjour régulier (…) ni d’un investissement dans l’exploitation minière », renseigne le compte-rendu du conseil des ministres exploité par ACTU7.CD.
Plusieurs milliers d’expatriés, en majorité des chinois, ont pris d’assaut, ces dernières années, des carrières minières dans plusieurs provinces de la RDC. Vivants sur ces sites mêmes, ces expatriés sont gardés par les éléments des forces armées ou de la police. Certains chinois ont été tués dans des combats entre groupes armés rivaux en Ituri.
Andy Kambale Matuku





