Kasaï-Oriental/Modernisation de la Centrale de Lubilanji : SEKO défaillante, MIGHTY LAND en vue !

Des langues se délient pour dénoncer les manœuvres entretenues depuis plusieurs mois par l’entreprise tchèque SEKO, dans la gestion jugée « scandaleuse » de la Centrale hydroélectrique de Lubilanji.

Selon un député provincial du Kasaï-Oriental qui s’est confié à la presse, le constat sur terrain est amer, car cette firme tchèque est largement passée à côté de ses objectifs. Depuis la signature officielle du contrat avec la Société Minière de Bakwanga (MIBA SA), aucune réalisation n’a été perceptible, malgré les ambitions très osées de SEKO, face au projet de réhabilitation de la centrale de Lubilanji.

Cyrille Tshilombo a également émis son indignation face au rythme boiteux de la matérialisation du projet piloté par SEKO. « Aucune de deux centrales n’a été réhabilitée par cette entreprise, une situation qui pourrait gravement impacter sur la stabilité du courant électrique à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental », confie cet élu du peuple, révélant tout de même que les travailleurs de la Société d’énergie du Kasaï-Oriental (ENERKA) actuellement sous la charge de SEKO dans le cadre de ce projet croupissent dans les impaiements depuis des mois. Ils avaient même à cet effet, déclenché récemment un mouvement de grève générale, entraînant la coupure d’électricité sur toute la ville, pour exiger leur dû.


Dans la même perspective, Maître Albert Bukasa Mukadi, l’un des administrateurs de la MIBA approché par la Radio Télévision Fraternité (RTF) émettant à Mbuji-Mayi, a confirmé que le contrat existe bel et bien avec SEKO, mais souffre dans l’applicabilité. Il révèle que ce partenaire manifestement défaillant, a, non seulement empiété le délai de la concrétisation des travaux de réhabilitation de la centrale, mais aussi entamé la commercialisation illicite du courant électrique sans aucun quitus de la Société Minière de Bakwanga (MIBA SA).

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Face à toutes ces révélations scandaleuses, les forces vives de la province du Kasaï-Oriental proposent l’annulation pure et simple du contrat MIBA-SEKO. Pour réussir à matérialiser ce projet ambitieux pour la province et la MIBA, elles suggèrent la réintégration de la Société MIGHTY LAND. Ces forces vives indiquent que cette firme avaient les ambitions de moderniser totalement la Centrale de Tshala, en renouvelant tous ses matériels à ce jour vétustes, contrairement à SEKO qui n’a pas été en mesure de réhabiliter simplement cette centrale.

Il convient ici de tirer les choses au clair, pour faciliter le plus urgemment possible la stabilité du courant électrique sur la ville de Mbuji-Mayi. Dans ce sens, les autorités de la MIBA devront aussitôt agir, afin de mettre dehors le partenaire défaillant et intégrer celui ayant des capitaux frais pour offrir de nouvelles perspectives à la Société en particulier et la ville diamantifere en général.

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Il faut préciser que la Société Mightyland a déjà obtenu tous les droits de modernisation de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARE), contrairement à SEKO qui, en dépit de multiples sommations du ministère des ressources hydrauliques, fait sourde oreille de libérer l’espace qu’il occupe illicitement, et ce, visiblement sous la complicité de certains dirigeants de la MIBA.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi

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