À l’arrivée de la première ministre Judith Suminwa dans la ville de Bunia pour évaluer l’état de siège décrété en Ituri depuis mai 2021, cinq (5) journalistes ont été agressés par des agents de l’ordre.
À l’aéroport, il fallait en principe réaliser une interview avec la première ministre au tarmac comme cela a toujours été le cas. Alors qu’on appelait les journalistes pour cette fin, certains journalistes dont Charlie Omba, Jospin Wa Jorkim, Saliboko Mangala, Papy Kilongo et Rachidi Kudra ont été violemment repoussés et refuser d’exercer leur travail pourtant acredités pour la couverture de cette arrivée.
« C’est avec émotion que je m’exprime, après avoir été agressé par éléments de la police et de l’armée à l’aéroport de Bunia, ils m’ont collé, ils ont tiré mon habit, m’empêchant d’aller faire l’interview avec la première ministre, l’autre m’a même piétiné avec ses boutines, je suis en colère contre ces militaires qui n’ont pas de respect envers les journalistes (…) », a déclaré Charlie Omba, l’une des victimes.
L’organisation Journaliste En Danger (JED) se dit choquée de cet acte déplorable à l’endroit des journalistes. Son responsable dans la province de l’Ituri promet de rencontrer les autorités compétentes et même profiter de voir la première ministre lors de ses consultations, pour lui présenter ce cas.
« C’est une désolation d’autant plus que nous avons été invités officiellement pour couvrir l’arrivée de la première ministre, les journalistes qui avaient les macarons se sont vus empêcher d’accéder au tarmac où la dame devrait faire l’interview avec les journalistes. Nous allons poursuivre ce cas pour qu’il reste pas impuni (…) », s’est ainsi exprimé Freddy Upar de JED à ACTU7.CD.
Jusqu’à 22 heures du samedi, le responsable de JED Ituri n’avait pas eu la chance de rencontrer la première ministre, mais pensait la voir avant son départ.
La première ministre, Judith Suminwa Tuluka était à Bunia depuis samedi après l’étape de Goma au Nord-Kivu où elle chapeautait une délégation ministérielle et des sénateurs ainsi que des députés nationaux dans le but d’évaluer l’état de siège.
Moïse Ulang’u





