Les éléments des FARDC ayant évité les combats dans le territoire de Lubero et ses environs sont visibles en nombre à Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. L’alerte a été donnée lundi, lors d’une parade animée par le bourgmestre de cette commune à son bureau de travail.
Plusieurs chefs de base présents ont affirmé que ces militaires, certains portant des armes, sont hébergés dans des maisons où vivent leurs épouses. Appelant les autorités compétentes à agir, ils entrevoient la montée de la criminalité urbaine dans la ville, compte tenu de la surmilitarisation de la commune.
Répondant à l’inquiétude, Jean de Dieu Kibwana, bourgmestre adjoint d’Oïcha, a à son tour invité la police militaire et les responsables des FARDC à s’en occuper. Il a toutefois appelé ces militaires à déposer les armes avant de se faufiler dans la population.
Joint par ACTU7.CD, le porte-parole des FARDC dans le secteur opérationnel Sokola un Grand Nord et Fronts Nord, soutient le message de l’autorité communale. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay appelle la population à dénoncer ces militaires qui ont évité la ligne de front.
« Il suffit de les dénoncer. La police militaire et la justice s’en chargeront », a-t-il déclaré.
Lundi 24 février dernier, le tribunal militaire de la garnison de Butembo a ouvert le procès d’une soixantaine de militaires des FARDC. Ils sont accusés de vol, de viol, de fuite devant l’ennemi et autres.
JC Mbafumoja, à Beni





