Intervenant lors du lancement de la campagne de sensibilisation de la jeunesse contre la corruption, Constant Mutamba, Ministrede la Justice et Garde des Sceaux a surpris l’assistance. Sans avoir froid aux yeux, il a dénoncé l’impunité dont jouissent les detourneurs des deniers publics.
Révélation de nature à susciter des interrogations sur la profondeur de ces mots prononcés devant la Première Ministre. De quelle impunité parlait Constant Mutamba ? Faut-il l’indexer comme responsable de ce vice contre lequel il a émis lui-même des craintes de voir les conséquences plonger davantage le pays dans le chaos ?
Non, répliquent des analystes qui notent par ces propos, la mise à nu par le Ministre de l’existence des deux justices en RDC- République démocratique du Congo : celle des protégés ou des puissants à laquelle il n’a pas la main mise et celle dirigée par lui mais privé d’une large marge de manoeuvre.
En effet, il y a lieu de souligner en passant que depuis sa prise des fonctions alors agé de 36 ans, le Ministre Mutamba a axé son mandat sur la révolution de la Justice congolaise aux abois depuis plus de cinq décennies. Les réformes envisagées à ce sujet lui ont attiré le gourou des mafieux parmi lesquels des magistrats ennemis de la République.
De ce fait, il faut indiquer aussi que le jeune Ministre est redouté par les criminels de tous bords. D’où son empressement à dénoncer la protection dont jouissent à ce jour, les detourneurs des fonds publics et autres bien de l’Etat. Mutamba réclame l’indépendance de la justice dans le but de redorer l’image ternie de ce secteur.
Rien à voir avec la polémique entretenue dans les réseaux sociaux. Du reste, seuls ceux qui aiment le Congo peuvent arriver à conclure qu’avec une justice à l’agonie, le pays est condamné à la disparition comme c’est le cas présentement.
Zamenga Odimbale





