Les conditions d’étude à l’Institut Kalenda Mudishi, situé dans la commune de Kanshi à Mbuji-mayi, Kasaï-Oriental, sont déplorables. Depuis la démolition de ses anciens bâtiments suite à un projet de modernisation en cours, cet établissement scolaire est confronté à un terrible obstacle, lié à l’environnement éducatif devenu très inefficace.
À ce jour, des élèves étudient à même le sol et d’autres sur des bancs de fortune, exposés sans pitié à la merci des intempéries. Les locaux occupés temporairement ne favorisent en rien un environnement propice à l’apprentissage. Ces enfants, futurs cadres du pays, étudient dans des conditions qui nécessitent une concentration mécanique. Aussi, aucune mesure alternative n’a été prévue par les autorités pour pallier ces défauts et aider ces enfants à étudier dans de meilleures conditions. Pour bien apprendre, il faut apporter sa chaise de chez soi, ce qui est inacceptable.
Le comble, les anciennes infrastructures de l’Institut Kalenda Mudishi, autrefois institution phare de l’éducation à Mbuji-mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, ont été démolies pour en construire une nouvelle. Les travaux, pourtant bien engagés, n’ont pas connu leur épilogue. Ils sont à l’arrêt depuis plusieurs mois et personne n’en parle plus, alors que les étudiants manquent d’un lieu pour étudier dans des conditions idéales.
En attendant la reprise des travaux, estiment les observateurs, « les autorités feraient mieux de trouver des locaux provisoires adaptés pour les élèves, car de leur progression scolaire dépend l’avenir du pays.
Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-mayi





