Le Ministre national des Mines Kizito Pakabomba a pris des mesures drastiques, afin de contraindre l’exportation illicite des minerais des provinces du Nord-Kivu et du Sud-kivu, dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo, par le Rwanda et ses supplétifs du M23.
Vendredi 14 mars au Conseil des ministres à la cité de l’Union africaine, le Patron des mines a, dans son intervention, étalé une suite de mesures devant mettre fin à cette pratique. Il s’agit de la déclaration de Rubaya et Nyabibwe comme sites miniers rouges, l’exigence de la suspension de l’octroi des certificats CIRGL aux exportations rwandaises et l’exigence de la saisie et la confiscation des minerais exportés à partir du Rwanda.
Ces actions entreprises visent notamment à forcer la CIRGL à agir conformément à ses propres normes par un audit de toute la chaine d’approvisionnement du Rwanda qui devra remonter à la source des puits situés en République Démocratique du Congo, obtenir la suspension de l’octroi des certificats d’origine aux exportations en minerais du Rwanda en attendant les conclusions de l’audit, obliger le Rwanda à ouvrir sa chaine d’approvisionnement à une surveillance internationale indépendante, mettre les importateurs et consommateurs finaux au niveau mondial dans l’incapacité juridique de s’approvisionner à partir du Rwanda.
Le Ministre des Mines a salué la série de réactions positives de différents acteurs internationaux à la suite des actions menées, évoquant des sanctions du Département du Trésor américain prises le 20 février 2025 contre James Kabarebe, Ministre d’Etat du Rwanda chargé de l’intégration régionale et Lawrence Kanyuka, porte-parole du M23 ainsi que la décision du Conseil des Affaires Etrangères de l’Union Européenne, visant le réexamen du Protocole d’accord sur les minerais stratégiques signé avec le Gouvernement rwandais en février 2024.
Jacob Séraphin Nkita





