Lors de l’audience tenue ce lundi 25 avril 2025 dans l’affaire Bukanga-Lonzo, l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo a signalé plus de 40 violations graves de la Constitution devant les juges de la Cour constitutionnelle. Il est accusé de détournement de fonds liés à la gestion du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
Matata Ponyo affirme que cette affaire est motivée par des considérations politiques.
« La justice est rendue au nom du peuple. Suite à la dernière intervention, et après l’audience précédente, ma défense a souhaité, au nom du peuple que je suis élu, que je souligne certaines violations massives de la Constitution dont vous êtes les garants. En avril 2021, seuls le Premier ministre et le président en fonction ont le privilège de voir leurs dossiers traités par le Congrès. La réponse sera adressée au procureur général près la Cour constitutionnelle, qui s’excusera pour avoir commis une erreur professionnelle par inadvertance ; c’est là une première violation de la Constitution », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : « La deuxième violation réside dans le fait qu’un procureur général près la Cour constitutionnelle ne peut pas s’adresser au Président du Sénat, car cela n’est pas permis par la Constitution ; cette requête sera donc rejetée en plénière, ce qui constitue une seconde violation. L’ancien président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a même exprimé son inquiétude en demandant ce que nous devrions faire face à ce dossier politique qui doit absolument aboutir à un jugement en faveur de Monsieur Matata. Nous devons accepter cette requête du procureur général quoi qu’il en coûte. Or, cette requête a été examinée en violation des dispositions constitutionnelles ».
La défense de Matata Ponyo a demandé à la Cour constitutionnelle de se déclarer incompétente et d’irrecevabilité concernant l’action du ministère public contre l’ancien Premier ministre.
I.Ch





