Dossier Bukanga-Lonzo : Kamuleta remonte les bretelles à Kamerhe (Tribune)

L’audience de ce mercredi 23 avril, a révélé le caractère irréversible du procès Bukanga Lonzo. Kamerhe et son ami Matata bloqués. Ainsi va la vie.

Dieudonné Kamuleta Badibanga, Président de la Cour constitutionnelle siégeant en matière répressive a décidé de remonter publiquement, les bretelles à Vital Kamerhe indiquant à ce dernier qu’il n’avait aucun droit de s’ingérer dans un procès en cours. Demander la levée des immunités d’un prévenu releverait de l’ignorance honteuse du droit. Matata Ponyo pourrait être condamné par défaut malgré son entêtement de plus.
Il faut ici rappeler que le Président de l’Assemblée Nationale, avait voulu faire croire à la galerie que la Haute Cour a violé la procédure en jugeant un député national sans au préalable, lever ses immunités.

Des propos qui ont vite suscité un sentiment de rébellion vis-à-vis de la Cour Constitutionnelle dans le chef de l’élu de Kindu-Maniema, principal accusé dans ce procès. Une bêtise monumentale pour celui qui a toujours clamé son innocence. Un refus tacite de coopérer avec la justice ayant donné naissance à ce que les juristes appellent circonstance gravissime résultant de l’ignorance de certains textes légaux du pays.

Lire aussi  Pacte social de la CENCO-ECC : Là où le crapaud est juge, la grenouille ne perd pas de procès ! (Tribune)

En outre, le réquisitoire du ministère public demandant à la Haute Cour de condamner les accusés à 20 ans de prison et 10 ans d’inéligibilité pour le prévenu Matata est un morceau dur à avaler pour la défense. L’opinion n’est pas sans se souvenir que le démarrage effectif du Procès Bukanga Lonzo a été précédé d’une période d’incertitude entretenue au sujet de la compétence de juridiction à juger l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo. Au finish, l’obstacle fût levé donnant lieu à l’ouverture des débats.

Que Vital Kamerhe visiblement animé de l’intention de secourir un ami puisse obliger la Cour de refaire le chemin, Kamuleta était loin de se laisser faire. Conséquence, le Haut Magistrat a recouru à la méthode simple d’un parent face à enfant instable : remonter les bretelles au tonitruant speaker de l’Assemblée nationale.

Zamenga Odimbale

 

Lire aussi

Les plus populaires