Le gouvernement congolais a franchi une étape décisive dans la lutte contre le déficit énergétique, en lançant la phase finale de la centrale hydroélectrique de Kakobola, située dans la province du Kwilu. D’une capacité de 10,5 mégawatts, cette infrastructure promet de transformer durablement l’accès à l’électricité dans plusieurs zones rurales encore privées d’un réseau fiable.
Selon Teddy Lwamba, Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, « la première phase a porté sur la construction de l’usine de production électrique, et nous sommes à présent à l’étape de distribution de l’énergie vers les centres urbains et ruraux ciblés ». Cette nouvelle étape implique la mise en place des lignes de transport et de distribution, cruciales pour desservir efficacement des localités telles que Kikwit, Idiofa, Gungu, ainsi que des villages comme Bachamba.
L’enjeu social est de taille dans une région où l’électricité demeure un luxe : « Ce projet représente un véritable espoir de développement », souligne le gouvernement. L’accès à une énergie stable doit permettre d’améliorer les conditions de vie, favoriser l’éducation et dynamiser l’économie locale, jusque-là freinée par un manque d’infrastructures adéquates.
Sur le plan financier, le gouvernement a affirmé son engagement en assurant un soutien renforcé. « Le ministre des Finances a été instruit à assurer la couverture des frais nécessaires à la finalisation du projet », a confirmé Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement. Cette garantie budgétaire vise à éviter tout retard dans la mise en service complète de la centrale.
Enfin, une réforme est en préparation pour garantir une gestion efficace de cette nouvelle ressource énergétique. « Il est prévu d’intégrer une structure externe pour accompagner les aspects techniques et commerciaux de la vente d’électricité », a précisé Teddy Lwamba. Par ailleurs, un tarif provisoire sera bientôt fixé par arrêté interministériel afin d’assurer à la fois la rentabilité du projet et l’accessibilité de l’électricité aux ménages et entreprises locales, a rappelé Patrick Muyaya.
PK





