Le Président Félix-Antoine Tshisekedi semble déterminé à tourner la page sur l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire récente de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une réunion qui s’est tenue le jeudi 19 juin à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le chef de l’État a accueilli le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi. Ce dernier a rapporté un optimisme palpable concernant l’amélioration de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. « Le Commandant Suprême m’a rassuré que la guerre est derrière nous », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les fronts militaires demeurent actifs, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Néanmoins, le Gouverneur Purusi a souligné les progrès significatifs réalisés grâce à l’engagement des Forces armées de la RDC (FARDC), en collaboration avec des groupes d’autodéfense locaux. « Les forces régulières de la RDC affichent des performances notables sur le terrain, en partenariat avec les Wazalendo », a-t-il affirmé, mettant en avant la montée en compétences et le professionnalisme des troupes.
Pour le Président Tshisekedi, l’éradication des souffrances dans l’Est nécessite une stratégie intégrée combinant action militaire et diplomatie proactive. Selon Jean-Jacques Purusi, le chef de l’État « a confirmé sa détermination à mettre un terme à la tragédie et à la souffrance des populations du Sud et du Nord-Kivu ». Cette approche pourrait être renforcée par des efforts diplomatiques avec les pays voisins.
Un signe encourageant semble émaner des relations entre Kinshasa et Kigali. Le Gouverneur a évoqué « un accord de paix entre la RDC et le Rwanda qui serait en voie de finalisation », une avancée qui pourrait découler de la diplomatie active du président congolais. Si cette initiative se concrétise, elle représenterait un tournant décisif après des années de tensions aggravées par la présence de groupes armés soutenus par des acteurs extérieurs.
Réagissant aux violations des droits humains dénoncées par le dernier rapport d’Amnesty International, notamment les exactions commises par des mouvements tels que l’AFC-M23, qualifié de « terroriste » par Jean-Jacques Purusi, le Gouverneur a exprimé sa volonté de traduire les auteurs présumés devant les instances internationales. « Ma province collecte des éléments de preuve pour poursuivre les responsables rwandais et leurs complices impliqués dans ces atrocités devant la Cour pénale internationale », a-t-il annoncé.
Enfin, un hommage émouvant a été rendu aux victimes du conflit. Le Gouverneur du Sud-Kivu a salué « la mémoire des militaires tombés au front et des civils victimes de la violence », tout en louant les efforts déployés par le président Tshisekedi pour améliorer les conditions de vie des forces de défense. Une mesure qui, selon lui, souligne « le retour de l’espoir » dans une région marquée par des décennies de violence armée.
PK





