Le Président Félix Tshisekedi hausse le ton et fixe un ultimatum clair : la première phase du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL 145T) doit impérativement être finalisée avant la fin de l’année. S’exprimant lors du Conseil des ministres du vendredi 27 juin, il a insisté sur l’urgence de concrétiser les engagements pris en matière de développement à la base.
Cette première phase, considérée comme l’un des piliers de son mandat, vise à combler les inégalités criantes entre milieux urbains et zones rurales, grâce à la construction d’infrastructures sociales de base : écoles, centres de santé, et bâtiments administratifs. Pour Tshisekedi, ces ouvrages représentent un levier essentiel de transformation du quotidien des Congolais.
Mais à six mois de l’échéance fixée, le constat sur le terrain inquiète. Plusieurs provinces accusent un retard significatif dans l’exécution des travaux. Un état de fait jugé préoccupant par le Président, qui craint une perte de crédibilité si les engagements ne sont pas respectés. Il appelle donc à des « mesures correctives immédiates ».
Le Chef de l’État a chargé la Première ministre de mobiliser tous les ministres impliqués, avec une mention spéciale pour le vice-premier ministre en charge du Plan, à qui il revient de « mettre toutes les batteries en marche » pour assurer l’achèvement complet des travaux. L’exécution du programme doit connaître un coup d’accélérateur.
Au niveau local, les gouverneurs de province sont également appelés à s’impliquer davantage. Tshisekedi a demandé au Ministre de l’Intérieur d’encadrer personnellement cette mobilisation, afin que les autorités provinciales travaillent main dans la main avec les agences d’exécution pour lever tous les obstacles persistants.
Un mécanisme de suivi serré a été mis en place. Dans les 60 jours, un rapport d’étape devra être présenté lors d’un Conseil des ministres restreint. Cette démarche vise à renforcer la culture de la redevabilité et à garantir une transparence dans l’exécution des projets publics, a souligné la ministre de la Jeunesse, Noëlla Ayeganagato, dans son compte rendu officiel.
PK





