Procès 100 jours : Pour Kemerhe, aucun indice sérieux jusque-là prouvant sa culpabilité n’a été présenté

Quatrième audience publique, plusieurs heures de débats et contractions, différents témoins passés à la barre…, mais le procès de prétendu détournement des derniers publics destinés aux maisons préfabriquées n’a pas jusque-là une seule fois brandit une preuve de culpabilité de Vital Kamerhe. C’est ce qui se dégage au vu du déroulement du jugement en cours.

Le prévenu Directeur de cabinet du Président de la République en personne ne cesse de demander au Tribunal de lui dire pourquoi il est à Makala et/ou à quel niveau il aurait intervenu pour qu’il soit au centre des accusations. Quoi de plus normal pour Vital Kamerhe dont la vie politique, la carrière, l’image personnelle et la réputation de sa famille biologique sont salies.

« Pourquoi d’autres prévenus ont droit d’aller et de revenir…Est ce que je suis déjà condamné en avance ? Je m’inquiète… », ne cesse de se plaindre Vital Kamerhe qui a été victime de rejet, à six reprises, de demande de liberté provisoire.


« Quand on m’a envoyé en prison, c’était pour confrontation. Il n’y a eu que deux confrontations. Maintenant, on nous emmène des témoins qui sont préparés. On a l’impression qu’on est une victime expiatoire. Est-ce que je suis déjà condamné d’avance? », s’interroge-t-il devant un Tribubal qui ne semble pas apporter des réponses aux préoccupations soulevées par la défense.

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Rachidi Mabandu

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