Nord-Kivu/Ituri : Une stratégie combinée permet la libération de plus de 500 otages et le désengagement de 150 rebelles ADF

 

La pression militaire conjuguée à des actions humanitaires ciblées porte ses fruits dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Depuis novembre 2022, plus de 500 otages ont été libérés et 150 combattants des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont quitté la rébellion dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, comme l’a annoncé l’ONG Bridgeway Foundation lors d’un point de presse organisé mercredi 9 juillet 2025 à Bunia.

Ces résultats sont le fruit d’une opération conjointe entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et l’Armée Populaire Ougandaise (UPDF), soutenue par des campagnes de sensibilisation menées sur le terrain. « Des hélicoptères diffusent des messages incitant les combattants à se rendre », a précisé Sekombi Katondolo, chef de mission de Bridgeway Foundation en RDC. Cette méthode, jugée efficace par les acteurs de la société civile, est saluée comme une approche moins sanglante dans la lutte contre la rébellion.

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Bridgeway Foundation joue un rôle clé dans ce processus, en offrant un accompagnement aux ex-otages ainsi qu’aux anciens combattants. L’ONG s’assure de leur prise en charge psychologique et de leur réinsertion, insistant sur l’importance d’une solution durable pour éviter toute récidive. « Cette approche est complémentaire aux actions militaires », a rappelé Sekombi Katondolo.


Lors d’une réunion avec la société civile à Bunia, les participants ont fait le point sur les avancées de l’opération Shujaa. Bien que la lutte contre les ADF se poursuive, les résultats obtenus démontrent que la combinaison de la force et de la persuasion peut constituer un chemin vers la paix dans cette région meurtrie.

PK

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