Interdiction de renvoyer de l’école les élèves porteuses des grossesses précoces, des voix s’élevent contre la mesure !

 

La mesure de la Ministre de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté interdisant les chefs d’établissement scolaire de renvoyer de l’ecole, les élèves victimes selon elle de grossesses précoces, soulève une vague de contestation dans l’opinion publique.

Mais pour Raïssa Malu, sa décision vise à barrer la route à la discrimination en milieu scolaire en donnant la chance à tout le monde de poursuivre ses études. Certains analystes et organisations de défense du secteur éducatif quant à eux, s’opposent à l’initiative de la Ministre estimant que l’Autorité s’est engagée sur une voie susceptible de favoriser l’immoralité. Il s’agit arguent-on, d’une violation des règles qui protègent la culture africaine.

La Ministre est accusée de vouloir franchir la ligne rouge au moment où, la société congolaise se heurte à plusieurs defis d’ordre moral. Plusieurs préoccupations en quête des réponses appropriées sont déjà sur la table de la Ministre. Ainsi, voudrait- on savoir ce que deviendrait la fille enceinte si l’auteur n’est autre que son collègue de classe? Ou l’adolescente d’une quinzaine d’années rendue grosse par son enseignant? Ou encore, la grossesse arrivée à terme peu avant la session ?

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Aussi, Raïssa Malou a-t-elle perdu de vue que les interdits mis en place par la société africaine sont des pilliers solides pour lutter contre les grossesses précoces ? C’est une barrière psychologique infranchissable que la société a instaurée. En la détruisant, la Ministre chercherait-elle à installer le laissez-aller? Rien n’est moins sûr. À travers sa mesure, bienvenue à l’immoralité et le libertinage en milieu scolaire déjà gangrèné par les anti valeurs.

Raïssa Malu est appelée à revoir sa copie dépourvue d’encadrement.

Zamenga Odimbale

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