Rareté du ciment à Kinshasa : plusieurs chantiers de réhabilitation de la voirie urbaine à l’arrêt

 

Le Ciment gris a disparu à Kinshasa. Tout est parti de la mesure de l’autorité provinciale interdisant la circulation des camions poids lourds pendant la journée pour limiter les embouteillages qui gangrènent la ville capitale de la République démocratique du Congo.

Profitant de cette circonstance, des importateurs et producteurs locaux du ciment ont résolu de créer la rareté du produit après la levée de la décision par le Ministre national de l’Economie. L’objectif inavoué en créant la carence du Ciment comme on peut bien l’imaginer est l’augmentation du prix. La tradition sera bientôt respectée si l’Autorité n’y prend pas garde en anticipant la situation.

L’on se rappelera que la coutume n’est pas nouvelle. Elle est aussi vieille que Kinshasa a connu des variations du prix d’un sac de ciment gris de manière inexpliquée. Le sac de ciment pouvait se négocier à 25 voire 30 dollars avant de tomber à 10 dollars puis se stabiliser à 9.5 dollars américains. Ce qu’il faut déplorer le cas d’espèce est que plusieurs chantiers de réhabilitation de la voirie urbaine ou construction des voies publiques sont au point mort au motif que le roi ciment gris s’est fait de plus en plus rare.

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Une réalité à redouter dès lors que les risques d’abandon des travaux et de détournement des fonds sont énormes. D’où l’urgence, d’anticiper des visées de cet ordre. C’est ça même l’e devoir des gouvernants. Dans une ville où tout est à rebâtir, il est conseiller d’opter pour l’anticipation afin de barrer la route aux opérateurs économiques véreux.

Mupechi Pechi André

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