La coalition d’opposition Lamuka a réagi vivement aux récents accords signés entre la République démocratique du Congo, le Rwanda, et les groupes armés M23 et AFC, notamment les accords de Washington et de Doha. Dans une déclaration publiée ce dimanche 20 juillet, Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, appelle le Président Félix Tshisekedi à privilégier un dialogue national inclusif. Selon lui, « si le régime de Félix TSHISEKEDI est disposé à négocier avec les étrangers, les terroristes, les patins et les rebelles au nom de la paix, ce qu’il devrait être dix fois plus disposé et pressé à dialoguer avec les patriotes, les démocrates et les républicains, au nom de l’unité nationale ».
Pour Lamuka, ces accords, bien qu’étant des étapes vers la paix dans l’Est du pays, ne sauraient remplacer un véritable dialogue entre Congolais. Prince Epenge souligne que « si l’accord de Washington et DOHA sont un pas vers la paix, alors le Dialogue inter congolais sera le terminus de l’unité et la cohésion nationale indispensable à une paix irréversible ». Il insiste sur la nécessité de renforcer la cohésion nationale pour garantir une paix durable.
Alors que le Gouvernement congolais et la coalition rebelle M23-AFC tentent de mettre fin aux hostilités dans l’Est de la RDC, le débat reste vif autour du retrait des rebelles des zones occupées. Lamuka, par la voix de son porte-parole, invite ainsi le Chef de l’État à accorder plus d’attention à la résolution pacifique interne, estimant que « la seule compétence dont on a besoin pour arriver au pouvoir en RDC, c’est savoir manipuler une arme AK-47 » si ce dialogue n’est pas favorisé.
PK





