La Société Civile du Congo (SOCICO), coordination provinciale du Nord-Kivu, dénonce l’existence de cachots illicites tenus par certains services de sécurité à des barrières stratégiques dans la ville de Beni, notamment à Mavivi et Pasisi.
Dans un communiqué d’alerte publié le mardi 5 juillet 2025 et signé par Amani Kasiki Étienne, point focal provincial, la SOCICO affirme avoir reçu des témoignages fiables selon lesquels plusieurs citoyens ont été illégalement détenus pendant 2 à 5 jours dans ces lieux. Ces arrestations sont justifiées, selon cette alerte, par la détention de cartes d’électeurs jugées non lisibles, avec des libérations conditionnées par le paiement d’amendes allant de 5 000 à 50 000 FC, sans aucune quittance délivrée.
« La SOCICO condamne fermement ces violations graves des droits humains, qui accentuent la souffrance de la population civile, déjà éprouvée par le contexte de guerre », peut-on lire dans le communiqué.
Cette organisation estime que ces pratiques constituent un recul inacceptable dans le respect de la dignité humaine, surtout en pleine période d’état de siège, dans ce qui est devenu le chef-lieu provisoire du Nord-Kivu.
Face à cette situation, la SOCICO/Nord-Kivu demande l’implication urgente du gouverneur de Province, l’intervention des élus provinciaux et nationaux, ainsi que l’ouverture d’enquêtes sérieuses et indépendantes afin d’identifier et sanctionner les auteurs de ces actes.
Le communiqué appelle à une action rapide afin de mettre fin à ces abus et restaurer la confiance entre la population et les institutions de sécurité.
Jean-Claude Mbafumoja





