L’opposant congolais Moïse Katumbi et les cadres d’Ensemble pour la République ont dévoilé une feuille de route politique visant à sortir la RDC de l’impasse actuelle, à l’issue d’une rencontre tenue les 12 et 13 août à Bruxelles. Leur proposition phare : organiser un dialogue national « inclusif et contraignant », piloté conjointement par la Conférence épiscopale ntationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Objectif affiché : mettre un terme à la guerre à l’Est et relancer la stabilité politique du pays.
Selon la déclaration finale, ce dialogue ne devrait pas se limiter à des échanges symboliques mais déboucher sur des actions concrètes. Les priorités incluraient la cessation immédiate des hostilités, la mise en place de réformes institutionnelles et le renforcement de la cohésion nationale. Katumbi a insisté sur la nécessité d’un sursaut collectif : « L’avenir du Congo ne se négocie pas, il se conquiert. L’heure est à l’unité et à l’action ».
En parallèle, Ensemble pour la République appelle à une mobilisation à la fois nationale et internationale. Les provinces touchées par l’insécurité, ainsi que la diaspora congolaise, sont invitées à s’impliquer activement dans le processus. Le parti estime que la réussite de cette initiative dépendra de la capacité à fédérer toutes les forces politiques et sociales autour d’un objectif commun : une paix durable à l’Est et un redressement global du pays.
La CENCO et l’ECC, déjà engagées dans le « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble », entendent structurer la démarche à travers des groupes de travail chargés d’élaborer des « feuilles de route pratiques » pour un redressement rapide. Pour Katumbi, la solution passe par une synergie entre les efforts nationaux et les dynamiques régionales afin de réconcilier la RDC avec elle-même et de bâtir une paix véritable.
PK





