L’OCHA, qui est le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies, a dernièrement publié un rapport alarmant sur la situation sécuritaire au Nord-Kivu, précisément dans les zones que contrôlent les rebelles de la coalition AFC/M23.
À Goma et Nyiragongo, OCHA signale vingt-cinq (25) morts et plusieurs blessés liés à la criminalité urbaine. Il alerte également sur la persistance de l’épidémie de Mpox avec 7 505 cas confirmés. L’organisation dit avoir mené des actions d’urgence pour aider les déplacés et retournés.
Il a notamment administré les soins médicaux à plus de 30 000 personnes, appuyé en médicaments et équipements les structures sanitaires, pris en charge les victimes de violences basées sur le genre. Il s’est aussi livré dans la distribution de semences et l’amélioration de l’assainissement.
Dans les zones non conquises, les chiffres sont inquiétants. Dans le territoire de Lubero, au moins 42 civils ont été tués, et plus de 21 autres dans le territoire de Beni, lors des attaques des ADF dans des villages comme Melia, Kenge et Mutaweza, ainsi que dans des cités ou localités comme Oïcha, Mayi‑Moya, Mayi‑Safi et l’axe Eringeti‑Kainama, le seul mois d’août.
La situation sécuritaire reste préoccupante dans l’Est de la RDC. Si dans le petit Nord les rebelles de l’AFC/M23 font la loi contre les civils, dans le grand Nord les terroristes ADF distribuent la mort aux populations.
JC Mbafumoja





