L’insécurité qui gangrène la capitale congolaise, Kinshasa, semble loin de trouver un remède efficace. Il faut bien le reconnaître : au regard de la réalité du terrain, la situation reste préoccupante.
Les différentes opérations de police initiées au fil des années peinent à porter un coup de grâce à ce fléau. Kinshasa sombre, et le mal est profond. Braquages, vols à main armée, phénomène Kuluna, enlèvements… autant de fléaux qui rythment le quotidien d’une population kinoise en proie à de multiples maux. De jour comme de nuit, la vie devient intenable.
À cette longue liste d’initiatives sécuritaires vient désormais s’ajouter une nouvelle opération baptisée “KANGA-KANGA”, récemment annoncée par le commissaire provincial de la police, le général Israël Kantu. Selon ce dernier, il s’agira d’un porte-à-porte visant à traquer les bandits de cité, communément appelés Kulunas.
Mais plusieurs questions demeurent : quelles sont les chances de réussite de cette opération ? Quelles dispositions concrètes ont été prises pour garantir des résultats durables ? Et surtout, quel mécanisme de suivi sera mis en place pour maintenir la sécurité, une fois celle-ci rétablie ?
Il importe de rappeler que les précédentes opérations ont échoué, faute de moyens financiers, d’évaluations rigoureuses et de mesures de pérennisation. Les autorités policières, souvent accusées d’intervenir tardivement, peinent à répondre à l’urgence, alors même que leur mission première demeure d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
Faut-il encore croire à l’efficacité de “KANGA-KANGA” ? Le temps, dit-on, est le meilleur allié des grands.
Zamenga Odimbale





