Doha : le Gouvernement et les rebelles M23-AFC signent un accord préliminaire de paix

 

Le Gouvernement congolais et la rébellion du M23-AFC ont signé ce samedi 15 novembre à Doha un accord préliminaire de paix. Au-delà de l’acte politique, l’événement marque surtout l’ouverture officielle d’un processus censé transformer un engagement de principe en véritable trajectoire de paix. L’accord, conclu sous l’égide du Qatar, ne scelle pas encore la fin des hostilités, mais il établit le cadre dans lequel les futures négociations devront s’inscrire.

L’originalité de ce texte réside dans sa dimension strictement procédurale : il ne modifie pour l’instant ni la réalité militaire ni les lignes de front dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Les deux délégations ont néanmoins accepté d’entrer dans une phase de travail intensif, avec l’objectif d’élaborer dans les deux semaines à venir une série de protocoles thématiques. Ceux-ci devront clarifier des volets essentiels tels que l’accès humanitaire, les arrangements sécuritaires, le DDR, le retour des déplacés ou encore les mécanismes de justice transitionnelle.

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Cette méthode progressive illustre la prudence des médiateurs et des parties, conscients de la fragilité du contexte. Malgré la signature, les combats se poursuivent sur le terrain, les rebelles étant « appuyés par le Rwanda » tandis que les FARDC tentent de contenir leur avancée. L’accord prévoit néanmoins des mesures ponctuelles, comme la libération d’otages des deux côtés, afin de favoriser un climat moins hostile à la poursuite des discussions.


Cet engagement s’inscrit dans la continuité des efforts amorcés en juillet dernier lors de la paraphe d’un accord de principes. Celui-ci évoquait déjà la création d’un mécanisme multilatéral de surveillance du cessez-le-feu incluant l’Union africaine et le Qatar ainsi qu’une force spéciale intérimaire composée à 50 % d’anciens rebelles, chargée de sécuriser les zones affectées. Autant d’éléments qui devraient être réexaminés et précisés à la lumière des protocoles en cours d’élaboration.

 

La rébellion, de son côté, tempère toute interprétation trop optimiste. Elle affirme qu’« il n’y aura ni modification de la situation sur le terrain ni aucune activité quelconque jusqu’à ce que les protocoles soient débattus, négociés discutés l’un après l’autre jusqu’à la conclusion finale d’un accord de paix. Le chemin est encore long ».a-t-il déclaré, Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent de l’AFC/M23

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PK

 

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