De nouveaux massacres des civils attribués aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) ont été signalés dans la chefferie des Baswagha, dans la territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Selon les informations recueillies, près de 20 personnes ont été tuées entre les 18 et 19 novembre 2025 dans les groupements Muhola et Bulengya, tandis que d’autres habitants sont toujours portés disparus.
La société civile, qui livre ce bilan provisoire, affirme que depuis mardi, les ADF opèrent en toute quiétude dans la zone.
« Ils commettent des exactions contre les populations civiles dans plusieurs villages, notamment Vusanza, Kalegha, Vukohwa, Chakachaka, Kakuku, ainsi que sur la route menant à Kasighiro. Nous comptons plusieurs dizaines de morts », dénonce Ezéchiel Visombwere, président de la société civile de Vuyinga.
Ce jeudi 20 novembre, au moins 25 civils ont été tués dans une nouvelle attaque attribuée aux ADF au village Matoto, selon plusieurs sources locales. Au total, plus de 100 personnes ont péri en l’espace de dix (10) jours dans diverses attaques terroristes dans le nord-ouest du territoire de Lubero.
Face à cette insécurité persistante, un déplacement massif de la population s’observe vers la ville de Butembo. Plusieurs villages et agglomérations, dont Mabambi, Vuyinga et Muhangi, sont désormais totalement vidés de leurs habitants.
Les acteurs locaux interpellent les autorités provinciales et nationales pour une réponse urgente afin de protéger les civils et stopper le cycle des violences dans cette partie du Nord-Kivu.
JC Mbafumoja





