Guerre dans l’Est : Trump se trompe-t-il ou trompe-t-il les Congolais ?

 

Au regard de l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, il y a lieu de craindre que la médiation américaine, pilotée par Donald Trump, se trompe dans sa vision des choses ou qu’elle soit en train de tromper les Congolais, souvent naïfs parce qu’en quête de la paix, laquelle viendrait de n’importe quel dieu, fût-il Lucifer.

Il convient de le souligner sans ambages ni faux-fuyants. Sinon, comment comprendre que, le jour même de la signature de l’Accord, la situation militaire sur le terrain fasse état d’affrontements d’une rare violence entre les troupes loyalistes et la coalition terroriste AFC-M23, appuyée par le Rwanda, sans que Trump n’en soit informé afin d’empêcher les belligérants ? Pire encore, peu après la signature, l’Américain jubilait d’avoir mis fin à la guerre au Congo, alors que tel n’était nullement le cas. Trump allait même jusqu’à se réjouir, avec une ironie qui lui est propre, d’être invité avec empressement par les Congolais à venir s’approprier les minerais en guise de récompense.

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Aussi, bien avant la cérémonie de Washington, l’on se souviendra que rien n’avait évolué sur le terrain, malgré le cessez-le-feu signé à Doha entre le gouvernement et les prétendus rebelles à la solde du Rwanda. Les tueries et les déplacements de populations, devenus presque une coutume, ont poursuivi leur cours normal. Prétendre que Donald Trump ignorait ce tableau et qu’il n’aurait donc pas imposé la paix relève d’une véritable moquerie envers ce peuple, chosifié à souhait.


C’est ici le lieu d’appeler les dirigeants congolais à la vigilance. Au nom de la défense de la patrie, aujourd’hui menacée d’implosion, aucune concession n’est possible. Que le Rwanda prétende à tout, sauf au sérieux, devrait à tout le moins susciter une réaction musclée de Kinshasa. Pour plusieurs analystes, les interminables tours de table sont loin de résoudre le drame ; seul le sens du patriotisme, exprimé par le langage des armes, serait en mesure d’y mettre fin.

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Zamenga Odimbale

 

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