Le dernier acte de l’affaire Mutamba vient d’être joué par la Cour constitutionnelle, qui a déclaré recevables mais non fondées les deux requêtes en inconstitutionnalité introduites par l’ancien ministre de la Justice, condamné à trois ans de prison.
Pour des analystes avertis, il s’agit, une fois de plus, de la victoire du plus fort. Mutamba, dont on connaît la ferveur et l’amour du travail bien fait, est aujourd’hui réduit au silence par des bourreaux tapis dans l’arène du pouvoir. Ceux-là mêmes qui combattent silencieusement le Chef de l’État. Par le canal de ce même média, plusieurs alertes avaient été lancées au sujet de l’existence de réseaux antipatrie dressés contre Mutamba, pourtant résolument engagé dans le redressement du secteur de la justice.
En confrontant Mutamba, soulignent certains analystes, la société se construit sur du sable mouvant. Preuve en est : la justice, déjà réputée malade, agonise davantage. Or, du temps de Mutamba, les remèdes apportés avaient suscité un réel espoir au sein d’une population lasse d’un secteur vital de la société, mais à bout de souffle.
Des doutes persistent quant à la volonté de la vieille classe politico-administrative de s’adapter à la dynamique de changement impulsée par Mutamba au profit du Grand Congo. Ce qui expliquerait ses déboires avec un système inique en place depuis plusieurs décennies. Peut-on dès lors conclure que le Congo n’a pas de chance ? La réponse n’est pas loin de l’affirmative.
Zamenga Odimbale





