Des vivres avariés à TRANSCO : mais, où se cacherait l’OCC ?

 

Le communiqué de la Direction générale de TRANSCO (Transport au Congo) alertant le personnel de cette entreprise publique de transport en commun sur la distribution de vivres avariés a fait l’effet d’une véritable bombe.

Des vies humaines ont été mises en péril, alors même que l’Office congolais de contrôle (OCC) est légalement chargé de vérifier la conformité de tous les produits destinés à la consommation en République démocratique du Congo. Cette situation soulève de nombreuses interrogations, tant l’acte est perçu par plusieurs observateurs comme criminel envers l’humanité.

Comment des produits alimentaires avariés, ou en voie de l’être, ont-ils pu parvenir jusque dans les circuits de distribution de TRANSCO ? Qui a autorisé leur livraison ? Où étaient les services de contrôle censés protéger la population contre de tels dangers ?


En cette fin d’année, période particulièrement sensible, les vies humaines censées être protégées se retrouvent exposées. Ce dossier vient s’ajouter à la longue liste des malheurs qui frappent le personnel de TRANSCO, déjà éprouvé par plusieurs mois d’impaiement de salaires. L’opinion se souviendra de la grogne des travailleurs et agents, déclenchée il y a quelques jours, accusant la Direction générale de mauvaise gestion de l’entreprise.

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Aujourd’hui, TRANSCO traverse une zone de fortes turbulences, susceptibles d’hypothéquer gravement son avenir et de fragiliser davantage une structure pourtant stratégique pour la mobilité urbaine à Kinshasa.

De son côté, l’Office congolais de contrôle est vivement interpellé. Il est appelé à assumer pleinement ses responsabilités, à faire correctement son travail et à garantir la sécurité alimentaire, non seulement au sein de TRANSCO, mais sur toute l’étendue du territoire national. La protection de la vie humaine ne saurait être négociable.

Zamenga Odimbale

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