L’hypocrisie de l’Occident dans l’agression de la République démocratique du Congo, qui dure depuis plus de trente ans, n’est plus à démontrer. La Belgique, dont le souverain Philippe, accompagné de la reine Paola, avait parcouru les zones où le Rwanda, à travers ses supplétifs de l’AFC/M23, répand l’horreur, vient une fois de plus de démontrer sa part de responsabilité dans ce jeu de cache-cache diplomatique.
Le gouvernement belge, par l’entremise de son ministre des Affaires étrangères, est monté au créneau avec empressement pour condamner des propos prétendument anti-tutsis attribués au porte-parole de l’armée congolaise, sans jamais adopter la même posture face au génocide historique subi par les Congolais, perpétré sous la responsabilité de Paul Kagame et de ses alliés.
Dans le même temps, plusieurs accords auraient été signés entre le Rwanda, État voyou, et la Belgique, pourtant présentée comme un pays respectueux des droits humains. Une réalité difficilement soutenable. Ces accords viseraient essentiellement les minerais congolais, échangés contre certains services stratégiques.
Fait grave : il est signalé depuis plusieurs années l’implantation en Belgique de succursales d’entreprises spécialisées dans le brassage et la commercialisation des ressources minières congolaises, issues du pillage organisé à l’Est de la RDC.
Le double jeu de la Belgique doit être condamné avec la dernière énergie par les autorités congolaises. Il s’agit là d’une question de dignité nationale, touchant l’honneur et l’avenir de tout un peuple. Il convient de rappeler que le Royaume de Belgique est un pays pauvre devenu riche grâce au pillage systématique des minerais congolais durant la période coloniale, une époque marquée par des crimes de masse, la mort de milliers de Congolais et le déplacement de populations, notamment l’acheminement de nombreux Rwandais au Congo pour répondre aux besoins de main-d’œuvre.
Le Rwanda se trouve aujourd’hui dans une situation comparable. Pays initialement très pauvre, colonisé par les mêmes autorités belges controversées, il peut désormais afficher une certaine arrogance après de longues années de pillage des richesses minières congolaises, facilité par la guerre imposée dans le Kivu.
L’heure est venue pour les autorités congolaises et pour la population de prendre pleinement la mesure du danger, afin de se libérer de l’emprise belge et, plus largement, de celle des puissances occidentales.
Nous y reviendrons.
Zamenga Odimbale





