La violence attribuée aux miliciens Mobondo continue de semer la terreur dans la périphérie de Kinshasa. Un drame d’une rare brutalité s’est produit dans la nuit de dimanche, à Mbakana, près du village Doumi, à l’est de la capitale.
Orphée Liwoke, âgé de 37 ans, a été sauvagement assassiné à coups de machette lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés identifiés comme des Mobondo, rapporte le confrère Barick Buema. Ressortissant belge d’origine congolaise, la victime était récemment rentrée au pays avec son épouse, belge d’origine angolaise, et leurs deux enfants âgés de 6 et 5 ans.
Le couple avait choisi de s’installer durablement en République démocratique du Congo, investissant dans des projets agricoles et piscicoles. Ils avaient acquis un terrain à Mbakana, où la famille vivait depuis environ un an.
Selon les témoignages recueillis, l’attaque s’est produite aux environs de 22 heures. Des assaillants ont fait irruption au domicile familial. Orphée Liwoke a été grièvement blessé sous les yeux de son épouse et de leurs enfants. Il a reçu plusieurs coups, notamment au cou et au visage.
Son épouse a également été violemment agressée, son intégrité physique ayant été atteinte. Malgré ses blessures, elle est parvenue à s’enfuir avec les enfants pour alerter les secours. À ce moment-là, la victime était encore en vie.
Les militaires sont arrivés sur les lieux à l’aube, vers 5 heures du matin, mais Orphée Liwoke avait déjà succombé à ses blessures.
Ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la sécurité des populations civiles dans les zones rurales et périurbaines de Kinshasa, régulièrement ciblées par les violences attribuées aux Mobondo.
Le programme des obsèques est déjà connu. Orphée Liwoke sera inhumé ce dimanche au cimetière Chemin du Paradis.
CP





