Depuis quelque temps, plusieurs coins de la ville de Kinshasa abritent de manière anarchique ce que l’on peut désormais appeler des « garages pour motos ». Il s’agit de nouveaux espaces de réparation improvisés pour les motos, devenues un moyen de transport incontournable dans la capitale congolaise.
Cependant, ces installations ne respectent aucune norme en la matière. Dans la majorité des cas, les arrêts de bus Transco sont illégalement transformés en garages pour motos. Des abris initialement construits pour accueillir les passagers en attente des bus ne remplissent plus leur fonction première. Des carrefours autrefois épargnés par ce genre d’activités sont aujourd’hui envahis. L’objectif poursuivi par les propriétaires de ces garages de fortune est clair : être visibles afin d’attirer une clientèle nombreuse, qui ne manque généralement pas.
Il convient de souligner que ces garages anarchiques constituent désormais une source manifeste d’insalubrité dans une ville déjà submergée par des montagnes d’immondices. Ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Avec la multiplication incontrôlée des motos mises en circulation, souvent sans régulation adéquate, l’augmentation du nombre de garages informels devient inévitable.
L’autorité publique est ainsi interpellée face à ce mal en croissance vertigineuse dans une capitale déjà confrontée aux défis du boom démographique. À ce rythme, ces espaces risquent également de devenir des zones de non-droit, susceptibles d’être occupées par des enfants de la rue, où pourrait s’installer la loi de la jungle.
Zamenga Odimbale





