Une altercation armée opposant les rebelles de l’AFC-M23 aux combattants Wazalendo a fait une vingtaine de blessés, majoritairement des civils, lundi 19 janvier 2026 à Kiyeye et Kitunda. Les deux entités sont situées dans la localité de Mubirubiru, à proximité de Nyanzale, au sein de la chefferie de Bwito, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Selon des sources locales recoupées par le Conseil local de la jeunesse de Rutshuru, l’incident est survenu alors qu’un travail communautaire obligatoire, communément appelé Salongo, se déroulait sous la supervision des autorités locales affiliées à l’AFC-M23, qui exerce actuellement un contrôle de fait sur la zone. Des habitants de Nyanzale et de Kihondo participaient à ces travaux le long de l’axe routier du groupement Kihondo lorsqu’un groupe armé identifié comme appartenant aux Wazalendo aurait pris pour cible les éléments chargés de l’encadrement.
Des échanges de tirs nourris ont alors éclaté, semant la panique parmi les participants et les riverains. D’après les premières évaluations, une vingtaine de personnes ont été blessées par balles et évacuées vers les centres de santé de Nyanzale, Buhonda et Mushibiri. Le bilan humain reste toutefois provisoire : plusieurs habitants ont fui la zone au plus fort des violences, compliquant l’établissement d’un décompte précis, notamment en ce qui concerne d’éventuelles pertes en vies humaines.
Face à l’afflux de blessés, les acteurs communautaires et les autorités sanitaires locales lancent un appel pressant aux organisations humanitaires pour un renforcement de l’assistance médicale. Les structures de santé, déjà fragilisées par des moyens limités et une insécurité chronique, peinent à faire face à la situation.
Ces nouveaux affrontements illustrent une fois de plus la volatilité du contexte sécuritaire dans le territoire de Rutshuru, où la population civile continue de payer un lourd tribut aux rivalités armées et à l’absence d’un cadre sécuritaire durable.
JC Mbafumoja





