Alors que sur le terrain, la réalité demeure bien différente de celle souvent annoncée par les Nations unies incapables jusqu’ici de porter le poids de la situation sécuritaire et d’y apporter des solutions concrètes à l’Est de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, continue de multiplier les visites sur le sol congolais.
De nouveau à Kinshasa, que vaut réellement cette énième visite officielle du diplomate onusien ? N’est-ce pas, pour beaucoup, une visite de trop ? Forts de l’expérience des précédentes « visites-balades » et conscients des enjeux liés aux différentes missions conduites par Jean-Pierre Lacroix en RDC, d’aucuns estiment que cette nouvelle présence revient à un scénario déjà vu… et déjà entendu.
Les mêmes méthodes semblent se répéter : des échanges limités avec certaines parties prenantes de la problématique sécuritaire, des stratégies jugées anciennes, voire contre-productives, et surtout l’absence de résultats tangibles pour les populations meurtries. À ce jour, aucun changement notable n’a été observé, ni réponse adéquate apportée aux interrogations légitimes des Congolais face au calvaire enduré par les populations victimes de tueries répétées.
Faut-il y voir un manque de respect ou une forme de duperie envers un peuple souverain qui réclame, avec insistance, son droit fondamental à la paix ? Pourquoi persister dans des schémas déjà éprouvés, alors même que des vies sont quotidiennement en danger ? Que doivent comprendre les Congolais de cette attitude des Nations unies ? À quand des solutions durables, tant attendues, au bénéfice des populations civiles ?
Quel nouveau tableau l’ONU entend-elle présenter aujourd’hui à travers Jean-Pierre Lacroix en consultation à Kinshasa ? Quelles garanties réelles offre cette nouvelle mission ? Autant de préoccupations qui, une fois encore, semblent rester sans réponse.
Si les stratégies déployées s’avèrent limitées et inefficaces, ne serait-il pas plus rationnel d’envisager un retrait, plutôt que de poursuivre une succession de discours et de visites jugées stériles ? Pour certains observateurs, ces démarches s’apparentent à un nouveau coup de poignard porté à une nation déjà éprouvée, au profit d’intérêts opaques, au détriment de la RDC et de ses populations.
Assez des douleurs infligées aux Congolais de l’Est. Place, enfin, à l’ouverture d’un nouveau chapitre : celui d’un pays sans guerre, d’un Congo apaisé, véritable oasis où règne une paix visible et durable.
Zamenga Odimbale





