À l’issue de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine**, tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu en tête-à-tête avec son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço.
Cette rencontre bilatérale s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques soutenus par l’Angola en vue de favoriser l’instauration d’une paix durable, crédible et vérifiable en République démocratique du Congo. Luanda joue en effet un rôle central dans les initiatives régionales de médiation et de désescalade, cherchant à rapprocher les positions des parties prenantes et à créer les conditions d’un règlement politique pérenne de la crise sécuritaire persistante dans l’Est congolais.
Au cœur des échanges figurait l’urgence d’opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, dispositif considéré comme essentiel pour garantir une cessation réelle, contrôlée et transparente des hostilités sur le terrain. Les deux chefs d’État ont souligné que la crédibilité de ce mécanisme repose sur une mise en œuvre rapide, un suivi rigoureux et l’implication effective des acteurs régionaux et internationaux concernés.
Les Présidents Tshisekedi et Lourenço ont par ailleurs réaffirmé leur attachement indéfectible au respect du droit international, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la RDC, principes fondamentaux devant guider toute initiative de paix et toute action diplomatique dans la région des Grands Lacs. Cette convergence de vues illustre la volonté commune de Kinshasa et de Luanda de privilégier des solutions concertées, africaines et durables face aux défis sécuritaires.
Gracient Martin Mwangala





