Répondant à une question de Deutsche Welle sur la réouverture de l’aéroport de Goma et sur l’entité appelée à en assurer les opérations, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a estimé que la MONUSCO devrait jouer un rôle central dans la sécurisation de cette infrastructure stratégique. Selon elle, la question dépasse le simple cadre logistique et revêt une importance vitale pour l’accès humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La cheffe de la diplomatie congolaise a souligné que l’aéroport constitue une véritable bouée de sauvetage pour l’acheminement de l’aide et l’approvisionnement des populations affectées par l’insécurité persistante dans la province du Nord-Kivu. Dans ce contexte, le gouvernement congolais accorde une priorité particulière à sa réouverture, considérée comme une étape indispensable pour améliorer la réponse humanitaire et soutenir les communautés touchées par les conflits armés.
Évoquant les discussions menées lors de la conférence humanitaire de Paris, elle a insisté sur la ضرورة de désamorcer les tensions et de dépolitiser l’accès humanitaire afin de garantir une assistance neutre et efficace. Pour Kinshasa, la remise en service de l’aéroport doit ainsi s’inscrire dans une approche centrée exclusivement sur les besoins des civils, loin des considérations politiques ou militaires susceptibles d’entraver l’aide.
Dans cette optique, les autorités congolaises attendent de la MONUSCO qu’elle assure un rôle déterminant dans la sécurisation de la plateforme aéroportuaire et qu’elle veille à ce que son utilisation soit prioritairement dédiée aux opérations humanitaires. L’objectif affiché est de rétablir durablement l’accès humanitaire à Goma et, au-delà, dans l’ensemble de la province du Nord-Kivu.
Gracient Martin Mwangala





