Guerre dans l’Est : à Rubaya, l’AFC-M23 exige aux populations prises en otage la production de 3Kg du Coltan par jour (Samuel Mbemba)

 

La République Démocratique du Congo a de nouveau interpellé la communauté internationale sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays. À la clôture de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le ministre des Droits humains a plaidé pour des sanctions contre le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles actifs dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Au cœur de son intervention, Samuel Mbemba a mis en avant l’exploitation forcée des ressources minières, notamment à Rubaya. Il a affirmé que près de 30 000 exploitants artisanaux seraient contraints par les supplétifs de l’Alliance Fleuve Congo/M23 à produire chacun trois kilogrammes de coltan par jour, sous pression et sans garanties de sécurité.

Le ministre a également dénoncé d’autres violations graves attribuées au M23, notamment des atteintes à la vie et à l’intégrité physique des civils, des déplacements massifs de populations ainsi que l’occupation prolongée de certaines localités stratégiques depuis douze mois.


Selon le rapport présenté devant les membres du Conseil, plus de 17 015 cas d’atteintes à la vie et à l’intégrité physique ont été documentés en une année. Le document fait également état d’environ sept millions de déplacés forcés, conséquence directe de l’insécurité persistante dans la région.

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Pour Kinshasa, ces faits traduisent non seulement une crise sécuritaire, mais aussi une exploitation illégale des richesses naturelles au détriment des populations locales. Le gouvernement congolais appelle ainsi à une mobilisation internationale afin de mettre fin aux violences et de protéger les civils.

JC Mbafumoja

 

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