RDC : Modeste Bahati visé par une pétition 48 heures après sa sortie sur le changement de la Constitution

 

Le 2ᵉ vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, se retrouve au cœur d’une nouvelle controverse politique seulement quarante-huit heures après sa récente sortie médiatique sur la question du changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Une pétition a été initiée contre lui par certains acteurs politiques et membres de la majorité, estimant que ses déclarations ont suscité un malaise au sein de la classe politique. Cette initiative traduit les tensions qui entourent actuellement le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle dans le pays.

Les auteurs de cette pétition reprochent au sénateur d’avoir manqué de respect au président de la République, Félix Tshisekedi, considéré comme l’autorité morale et suprême de l’Union sacrée de la nation. Selon eux, en tant que figure politique majeure de cette plateforme et haut responsable des institutions, Modeste Bahati Lukwebo aurait dû consulter le chef de l’État avant de prendre publiquement position sur une question aussi sensible et stratégique que la modification ou la révision de la Constitution. Ils estiment que ce type de déclaration peut créer des malentendus politiques et alimenter des tensions inutiles au sein de la majorité.

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Cette polémique intervient dans un contexte politique déjà marqué par de nombreuses discussions autour de l’avenir institutionnel du pays. Le débat sur la réforme constitutionnelle, bien que régulièrement évoqué dans les milieux politiques et académiques, demeure un sujet particulièrement délicat en RDC. Plusieurs acteurs politiques craignent que certaines prises de position publiques, sans concertation préalable, puissent être interprétées comme des initiatives personnelles ou comme une tentative d’orienter prématurément l’opinion publique sur un sujet qui relève d’un large consensus national.


Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté de Modeste Bahati Lukwebo concernant cette pétition. Toutefois, cette affaire pourrait raviver les débats internes au sein de l’Union sacrée et mettre en lumière les divergences de perception sur la gestion des grandes questions institutionnelles. Elle souligne également l’importance de la discipline politique et de la coordination au sein de la majorité au pouvoir lorsqu’il s’agit d’aborder publiquement des sujets aussi sensibles que l’évolution de la Constitution en République démocratique du Congo.

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Gracient Martin Mwangala

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