Les taxes se multiplient et s’enchaînent dans la ville de Kinshasa, sans qu’un impact positif réel ne soit perceptible sur les nombreux défis auxquels est confrontée la mégapole congolaise, aujourd’hui méconnaissable.
Confrontée à une multitude de problèmes : routes délabrées, insécurité, insalubrité chronique, difficultés de mobilité urbaine, instabilité du réseau électrique, pénurie d’eau potable, chômage des jeunes, disparités dans l’accès à l’éducation, explosion démographique incontrôlée ou encore délinquance juvénile, la capitale congolaise semble dangereusement se rapprocher du gouffre.
Face à cette situation, la gestion de Kinshasa exige bien plus que des ressources financières. Elle requiert surtout une vision claire, du courage politique et une volonté ferme de conduire des réformes capables de produire des résultats durables.
Collecter des taxes auprès des assujettis, comme c’est actuellement le cas à l’Hôtel de Ville sous la conduite du gouverneur Daniel Bumba Lubaki, est une chose. Mettre ces ressources au service de l’amélioration concrète des conditions de vie des populations en est une autre.
Or, selon plusieurs analystes, c’est précisément à ce niveau que le bât blesse. La pression fiscale semble s’accentuer, mais les retombées restent difficilement perceptibles pour les habitants de Kinshasa.
Pendant ce temps, la population kinoise continue de faire face à son quotidien difficile, tandis que l’administration urbaine paraît impuissante face à la dégradation progressive de la capitale congolaise, jadis considérée comme l’un des joyaux urbains du continent africain.
Dans ce contexte, une question revient avec insistance : à quand les premiers effets visibles du slogan “Kinshasa ezo bonga” ?
Pour l’heure, la réponse tarde encore à se matérialiser dans la réalité quotidienne des Kinois.
Zamenga Odimbale





