À Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, l’école du 20 mai, anciennement appelée école du 4 janvier, demeure à ce jour un chantier inachevé. C’est ce qu’a affirmé son directeur, Alidors Kabongu Matshitshi, lors d’une interview accordée à la FDM Radio, un média évoluant localement.
Selon lui, l’entreprise en charge des travaux n’a jamais procédé à la remise officielle de l’ouvrage, en dépit de l’achèvement apparent de certaines infrastructures. Une situation qui, d’après le responsable de l’établissement, soulève des préoccupations quant à la conformité et à la durabilité des bâtiments.
Le directeur déplore également la dégradation rapide des installations. Il pointe la mauvaise qualité des matériaux utilisés, notamment la peinture, dont l’état se détériore déjà quelques années seulement après la construction.
Par ailleurs, plusieurs éléments essentiels font toujours défaut au sein de l’école, compromettant les conditions d’apprentissage des élèves. Il évoque un ensemble de manquements qui traduisent, selon lui, un travail resté inachevé.
Face à cette situation, Alidors Kabongu Matshitshi lance un appel pressant à l’entreprise exécutante afin qu’elle fasse preuve de responsabilité. « Construire sans terminer, c’est détruire », a-t-il insisté, dénonçant une gestion approximative du projet.
Le constat général révèle une détérioration avancée de l’image de cet établissement, pourtant construit sur financement du gouvernement central.
Quelques années seulement après son édification, l’école présente déjà des signes visibles de délabrement, suscitant l’inquiétude des autorités scolaires et de la communauté locale.
Jacob Séraphin Nkita





