Organisée du 8 au 10 avril, la Conférence nationale sur les Infrastructures et Travaux publics (ITP) n’a pas enregistré la participation de la ville de Kinshasa, pourtant considérée comme le miroir du pays.
Cette absence soulève de nombreuses interrogations. Le ministère national des Infrastructures et Travaux publics, organisateur de ces assises, a-t-il effectivement transmis une invitation aux autorités de la ville-province ? Difficile d’y répondre avec certitude. Toutefois, le ministre provincial en charge des ITP, Alain Tshilungu, a publiquement dénoncé ce qu’il qualifie d’exclusion de la capitale.
Selon plusieurs sources, cette situation serait liée à un conflit ouvert entre John Banza Lunda et Alain Tshilungu. Le premier reprocherait au second de communiquer de manière excessive sur le taux d’exécution des travaux de voirie dans la capitale.
Au cœur de la controverse, la question du financement des travaux. Alors que le gouvernement central affirme assurer la prise en charge totale des ouvrages, l’exécutif provincial avance de son côté un taux d’exécution de plus de 80 % réalisé sur fonds propres. Une divergence qui alimente une vive polémique dans l’opinion.
À la lumière des déclarations du pouvoir central, certains observateurs n’hésitent pas à accuser l’actuelle équipe dirigeante de la ville de mauvaise gestion des fonds publics issus des taxes, sans impact visible sur la modernisation de la capitale, pourtant confrontée à de nombreux défis urbains.
Mais qui dit vrai ? Pour plusieurs analystes, cette conférence nationale aurait pu offrir une tribune idéale à la ville de Kinshasa pour clarifier ces zones d’ombre et rétablir les faits.
Au-delà des divergences, de nombreuses voix appellent les responsables, tant au niveau national que provincial, à privilégier l’intérêt général. Une telle situation, marquée par des tensions internes, est perçue comme préjudiciable à l’image du pays et à l’efficacité de l’action publique dans un secteur aussi stratégique.
Zamenga Odimbale





