La Assemblée nationale de la RDC a convoqué une séance plénière ce lundi 13 avril 2026 à 13 heures, au Palais du peuple, dans la capitale Kinshasa. Cette réunion parlementaire, annoncée par le rapporteur de l’institution, l’Honorable Jacques Djoli Eseng’ekeli, s’inscrit dans un contexte politique et diplomatique particulièrement chargé, marqué par des enjeux sécuritaires, institutionnels et économiques majeurs.
Le premier point à l’ordre du jour concerne l’adoption de deux projets de loi autorisant la ratification d’accords internationaux stratégiques. Les députés seront appelés à examiner un accord de coopération entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, ainsi qu’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Ces instruments juridiques, à forte portée diplomatique, sont perçus comme des leviers potentiels pour renforcer la coopération internationale et consolider les efforts de stabilisation dans la région des Grands Lacs.
La plénière devra également se prononcer sur le projet de loi portant prorogation de l’état de siège dans certaines zones sensibles du pays. Cette mesure exceptionnelle, déjà en vigueur dans les provinces touchées par l’insécurité, vise à maintenir la pression sécuritaire et opérationnelle face aux groupes armés actifs dans l’est du territoire national. Son renouvellement suscite régulièrement des débats au sein de la représentation nationale, entre impératifs de sécurité et attentes de retour progressif à l’ordre constitutionnel normal.
Enfin, les députés examineront la présentation du rapport de gestion financière de l’Assemblée nationale. Ce point vise à renforcer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources de l’institution parlementaire, dans un contexte où la gouvernance des finances publiques demeure un enjeu central pour la crédibilité des institutions.
À travers cette plénière, la chambre basse du Parlement se positionne au cœur des grandes orientations du pays, en traitant simultanément des questions de diplomatie internationale, de sécurité nationale et de gouvernance institutionnelle.
Gracient Martin Mwangala





