Un nouveau mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu a été mis en place entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23. Les deux parties, engagées dans des négociations en Suisse, ont signé cette semaine un mémorandum visant à renforcer le contrôle des violations sur le terrain, avec l’appui de la mission onusienne.
Ce dispositif s’inscrit dans la continuité des efforts de paix à l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment après l’accord de Doha du 14 octobre 2025 et les termes de référence adoptés le 2 février dernier. Il prévoit une collaboration directe entre les parties en conflit pour le suivi de la trêve. Trois officiers du gouvernement congolais et trois représentants de l’AFC/M23 seront chargés de surveiller l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire. Ils travailleront en collaboration avec la MONUSCO, qui assurera un rôle d’accompagnement et d’observation.
L’objectif principal de ce mécanisme est de vérifier les violations du cessez-le-feu, notamment les attaques signalées ces derniers mois, y compris l’usage de drones. Cette approche vise à impliquer directement les deux camps dans le suivi des engagements, aux côtés des observateurs internationaux, afin de restaurer la confiance et favoriser une désescalade durable.
Cependant, des incertitudes persistent quant à la mise en œuvre effective de ce dispositif. Aucune date n’a encore été annoncée pour son déploiement, alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon des informations rapportées par RFI, la réussite de ce mécanisme dépendra largement de son application concrète sur le terrain, dans un contexte marqué par des accusations récurrentes de violations du cessez-le-feu par les deux parties.
JC Mbafumoja





