Les inspecteurs chefs de pools primaires montent au créneau. Dans un appel pressant adressé au gouvernement et au ministère de tutelle, ils dénoncent les difficultés croissantes qui entourent l’organisation de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) à travers le pays.
Au cœur de leurs préoccupations : le manque de moyens financiers pour assurer correctement la passation et la correction des épreuves. Selon ces responsables éducatifs, la situation s’est nettement dégradée depuis la suspension des frais de participation autrefois versés par les écoles privées agréées. Ces contributions jouaient un rôle déterminant dans la couverture des charges logistiques, notamment la rémunération des intervenants et des correcteurs.
Aujourd’hui, l’absence de ces ressources plonge les pools primaires dans une précarité préoccupante, avec des conséquences directes sur le bon déroulement des examens. Parmi les difficultés évoquées figurent : des retards, voire une insuffisance dans le paiement des agents impliqués ;
des contraintes dans l’organisation et la supervision des épreuves ;
un déficit en matériel nécessaire à la correction.
À cela s’ajoute une autre source de déséquilibre : la dépendance partielle aux fonds issus du TENASOSP. Les inspecteurs indiquent que seulement environ 10 % des montants payés par les élèves finalistes de 8ᵉ année sont rétrocédés aux pools primaires, une quote-part jugée largement insuffisante au regard des besoins réels sur le terrain.
Face à ce constat, les inspecteurs formulent plusieurs recommandations. Ils plaident notamment pour une implication financière plus soutenue de l’État, une planification anticipée des besoins par province éducationnelle, ainsi qu’un décaissement rapide et efficace des fonds alloués. Ils suggèrent également la révision de certaines décisions actuelles afin de permettre aux écoles privées de reprendre leur contribution financière, dans le but de soutenir l’organisation des examens.
Pour ces acteurs du système éducatif, l’enjeu est clair : garantir des épreuves certificatives crédibles, équitables et bien encadrées pour tous les élèves. Ils préviennent qu’en l’absence de mesures urgentes, la qualité et la fiabilité de l’ENAFEP risquent d’être sérieusement compromises.
Cet appel met en lumière les défis structurels persistants dans l’organisation des examens nationaux et relance le débat sur le financement du système éducatif en République démocratique du Congo.
Jacob Séraphin Nkita





