Mbuji-Mayi — Journée de l’enseignement : l’historien Marco Ilunga déconseille l’utilisation de ChatGPT à l’école

 

L’humanité entière célèbre ce 30 avril 2026, la journée dédiée à l’enseignement. Ce moment permet de méditer un moment sur l’importance des enseignants dans la communauté humaine et sur la valeur de leur travail dans la société.

À cette occasion, la rédaction d’Actu7.cd a approché Marco Ilunga, enseignant des cours d’histoire et d’Education Civique et Morale (ECM) à l’Institut Kalundu (Mbuji-Mayi, Kasaï-Oriental), autour des stratégies d’encadrement des élèves à l’ère du numérique, où l’intelligence artificielle a remplacé la cartouche.

Pour lui, même si les élèves peuvent trouver des réponses structurées grâce à Chatgpt, leur compréhension restera limitée. À lui de marteler que l’assimilation du cours dépend étroitement de l’enseignant, et non des outils de l’Intelligence Artificielle (IA).


Marco Ilunga pense que les élèves qui utilisent l’IA en plein cours insultent le sacrifice que fait l’enseignant pour s’acquitter de son travail au quotidien. C’est ainsi qu’il propose « le refus catégorique du port du téléphone à l’école», afin d’empêcher les apprenants à jongler entre l’enseignant et l’intelligence artificielle pour comprendre la matière, ou même répondre à une interrogation.

Lire aussi  Grève des enseignants dans les écoles publiques : Une aubaine pour les écoles privées de Mambasa

« Pour bien assimiler la matière, il faut que l’élève apprenne de son maître. Répondre via internet sans comprendre les notions apprises, c’est comme diminuer l’enseignant. Comme stratégie, souvent nous refusons le port du téléphone à l’école et au centre de passation d’examen. Car, au lieu de se référer aux résumés, l’élève se fie à l’IA, parfois pour confondre ou rivaliser avec l’enseignant sur un sujet qu’il ne maîtrise même pas à fond », a dit Marco Ilunga.

Cet enseignant ne trouve pas de mal à utiliser les outils de l’intelligence artificielle au moment des devoirs à domicile, mais conseille cependant aux élèves de faire preuve de discipline et de rigueur scientifique.

« À la maison, c’est possible que l’enfant s’en serve pour des recherches, mais il devra veiller à rester dans les limite raisonnables », a-t-il lâché.

Signalons que depuis l’avènement de l’intelligence artificielle, la plus part d’élèves ne fournissent plus beaucoup d’efforts. Au lieu de réfléchir, ils lancent une simple recherche sur ChatGPT, afin de réussir dans la facilité. Cette dépendance à l’IA fragilise la qualité de l’éducation et diminue le sérieux dans les études, selon plusieurs observateurs.

Lire aussi  Kasaï Central : 55.473 élèves participent au TENAFEP dans le strict respect des mesures barrières

Un usage responsable de ces outils dans l’éducation serait la meilleure solution pour lutter contre la paresse chez les élèves.

Jacob Séraphin Nkita, à
Mbuji-Mayi

 

Lire aussi

Les plus populaires