Les élèves finalistes ont été soumis, ce mercredi 6 mai 2026, aux épreuves préliminaires de l’examen d’État, notamment l’oral de français et, pour la toute première fois, l’oral d’anglais en RDC. Cette innovation, intégrée au jury a, il y a peu suscité des controverses dans la classe scientifique. Certains y voyaient une avancée, tandis que d’autres parlaient d’une mesure qui arrive au mauvais moment et de manière précipitée.
À Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, malgré une certaine pression ressentie avant l’entrée dans les salles d’examen, plusieurs candidats se disent satisfaits de cette nouvelle disposition. Ils affirment avoir affronté les épreuves avec détermination. Ces finalistes estiment que l’introduction de l’anglais s’inscrit dans une logique d’adaptation à un monde de plus en plus globalisé, où la maîtrise des langues étrangères devient indispensable.
Un premier finaliste souligne l’importance pratique de cette langue dans son domaine.
« L’anglais nous aide et nous facilite la compréhension de différentes mentions sur les produits purement agricoles. L’oral en anglais nous aide aussi beaucoup à bien comprendre certaines choses », a-t-il dit.
Un autre candidat salue la décision des autorités éducatives.
« Nous disons merci au gouvernement congolais d’avoir ajouté l’anglais au programme. Moi, en tant que technicien, je reconnais que l’anglais est une langue importante pour les produits agricoles. Pour les commerçants venant de l’extérieur, notamment de l’Ouganda, la langue utilisée est l’anglais, et nous sommes parfois obligés de recourir à un interprète », ajoute-t-il.
Pour ces élèves, même si l’épreuve semblait difficile au départ, l’expérience a été généralment positive. Ils affirment que cette réforme les prépare mieux aux réalités professionnelles et économiques actuelles.
JC Mbafumoja, à Beni





