Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des violences attribuées aux rebelles des ADF dans l’est de la République Démocratique du Congo. Selon cette structure onusienne, plus de 300 civils ont été sommairement exécutés depuis le début de l’année 2026 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Cette alerte est contenue dans un communiqué de presse publié le jeudi 4 juin 2026. Elle intervient quelques jours après l’attaque perpétrée dans la nuit du 30 au 31 mai contre un site de peuples autochtones à Ngadi, dans la commune de Ruwenzori, en ville de Beni.
Dans sa réaction, le BCNUDH condamne fermement cette attaque attribuée aux rebelles ADF et exprime sa vive inquiétude quant à la situation sécuritaire des peuples autochtones, particulièrement exposés aux violences des groupes armés. L’organisme souligne que ces communautés vivent déjà dans une situation de grande précarité, aggravée par les déplacements forcés et l’accès limité à l’assistance humanitaire.
Le Bureau conjoint appelle les autorités congolaises à diligenter une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de les traduire en justice. Il plaide également pour le renforcement des mesures de protection des civils ainsi que pour une assistance d’urgence en faveur des survivants et des familles endeuillées.
Pour le BCNUDH, cette nouvelle tragédie met une fois de plus en évidence l’urgence de renforcer les mécanismes de protection des populations civiles dans les zones affectées par l’activisme des groupes armés. L’agence des Nations Unies estime qu’une réponse rapide et efficace demeure indispensable pour prévenir de nouvelles atrocités contre les communautés vulnérables de l’est de la RDC.
JC Mbafumoja





