La polémique suscitée par la gestion de la baleine échouée sur la côte de Muanda continue d’alimenter le débat en République démocratique du Congo. Face aux critiques, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de l’Économie du climat Marie Nyange Ndambo, a apporté des explications mardi 7 juillet dans la soirée, lors d’un briefing consacré aux questions environnementales.
Selon la ministre, la lenteur observée dans les opérations scientifiques s’explique par un manque d’expertise nationale dans ce domaine très spécialisé. « La RDC ne compte que deux spécialistes des baleines pour tout le pays. Ils étaient en mission à l’étranger au moment des faits », a-t-elle déclaré.
Revenue de Belgique au moment de l’incident, Marie Nyange Ndambo dit avoir pensé que des équipes scientifiques pourraient rapidement intervenir pour effectuer les prélèvements et analyses nécessaires. Mais les deux experts congolais capables de traiter ce type de situation se trouvaient hors du territoire national.
« Ce n’est pas n’importe qui qui aborde ce genre de problématique. Nous avons très peu de spécialistes des baleines en République démocratique du Congo », a insisté la ministre, estimant que cet épisode devrait susciter de nouvelles vocations dans un secteur encore peu développé dans le pays.
L’affaire remonte au 1er juillet, lorsqu’une baleine de 10 à 12 mètres de long, pesant près d’une dizaine de tonnes, s’est échouée sur la plage de Muanda, dans la province du Kongo-Central. Malgré plusieurs tentatives de remise à l’eau, le cétacé est finalement mort, provoquant une vive émotion et de nombreuses interrogations sur les capacités d’intervention des autorités.
Événement rarissime sur la façade atlantique congolaise, cet échouage a attiré des centaines de curieux dans cette localité habituellement tournée vers la pêche artisanale et le trafic maritime côtier, tout en relançant le débat sur les moyens scientifiques et techniques dont dispose la RDC pour faire face aux urgences liées à la biodiversité marine.
I.Ch





